Les Amis d’Al-Rowwad

1er au 11 juillet : Bourgogne et Rhône Alpes

Quetigny (2 juillet)
Retour en France via Quetigny, près de Dijon. Grâce à l’implication de plus d’une quinzaine d’associations, la salle est comble, 450 personnes scandent les danses et les chants des enfants. La rigueur de l’organisation rivalise avec la chaleur de l’accueil.

Grenoble (4 juillet)
Le collectif Isérois nous accueille pour la soirée. Malgré les incertitudes des départs en vacances, 250 personnes sont présentes. Repas gargantuesque après le spectacle, et retour sur Voiron pour la nuit.

Voiron (6 juillet)
La troupe est accueillie à Voiron par les Amis d’Al Rowwad – Voiron, une branche très active de l’association qui héberge la troupe pendant quatre jours, dans des familles. La troupe est reçue par la Mairie de Voiron, pour inaugurer un olivier de la Paix. Des dabka lui donne la bienvenue. Nous jouons le dimanche soir dans la salle des fêtes. Durant l’après midi, l’ambiance est bonne enfant, les jeunes regardent un film en attendant l’heure de la représentation, tandis que des trombes d’eau s’abattent sur la ville. Dans le hall s’alignent des tables chargées de mets divers, gâteaux confectionnés par les dames du quartier à destination du public, salades, quiches et autres gourmandises pour le dîner des enfants. Un festin ! La salle compte près de 300 places, toutes remplis. La salle est très réceptive, les rires fusent, et les chansons se voient tout de suite scandées par les applaudissements.

Un groupe de femmes du quartier remettent aux Amis d’Al-Rowwad, à la fin du spectacle, le montant qu’elles ont collecté. La représentation finie, les jeunes se mêlent au public autour des stands de gâteaux et d’artisanat, et ce n’est que tard que enfants et familles regagnent leurs maisons. Heureusement, les grasse-matinées permettent de récupérer !

Le lendemain, excursion dans les montagnes !

 Saint Etienne (7 juillet)
Arrivés à Saint Etienne, nous sommes accueillis par l’AFPS – Saint Etienne. Nous jouons le soir-même au Nouveau Théâtre de Beaulieu qui fait salle pleine : avec 220 places vendues, certains ont dû se contenter des strapontins et des marches d’escalier, et bien des gens qui auraient voulu assister au spectacle n’ont pas pu entrer ! A la fin de la pièce, les gens se pressent autour du stand d’artisanat : savons, huile d’olive et keffieh partent comme des petits pains, et les conversations montrent que le spectacle fut bien apprécié ! Ici encore, nous sommes logés dans des familles, certains en ville, d’autres dans la belle campagne environnante.

Le lendemain, mardi, nous nous retrouvons tous, troupe et hôtes, dans une magnifique maison près de Val Fleury, où l’après-midi coule doucement, entre piscine, abondant buffet, ping-pong, narghilé et séance de contes en arabe. Le soleil est au rendez-vous, prés et vergers couvrent les collines au loin, et les enfants s’éparpillent en petits groupes, qui dans la grange, qui autour de la piscine, ou dans le verger.

Mercredi 9 juillet
La troupe se retrouve en début d’après-midi au centre de Saint-Etienne. Denise, la responsable AFPS de Saint-Etienne, nous mène sur les hauteurs des Gorges de la Loire. La route monte rapidement dans les hauteurs pour bientôt dominer les gorges de la Loire qui serpente sous nos pieds. Les deux sites, un village médiéval et un vieux château, offrent un point de vue sans pareil sur les méandres et les îles du fleuve. Tous les jeunes grimpent au sommet d’une vieille tour, échelles et escaliers abruptes, ils prennent soin des uns des autres, comme toujours. Sur la route, la musique arabe coule à flots des fenêtre des mini-bus, scandées par leurs passagers qui chantent, dansent et frappent dans leurs mains. Nous prenons ensuite la route pour Saint-Jean de Toulas, une étape d’une heure de route, où nous sommes accueillis, comme il y a deux ans, autour d’un pot sur le terrain de boules du village. Cette étape est prise en charge par l’association Echanges et Partage de St Jean de Touslas, les associations givordines (l’APCA, les Amis d’Al Rowwad, Solid Amitié, Mouvement de la Paix) et en collaboration avec l’équipe municipale des deux communes et les familles d’accueil. Les Givordiens qui vont héberger les enfants nous rejoignent bientôt et la fin d’après-midi coule doucement dans la belle lumière du soir. La soirée se passe dans les familles, à Givors pour les jeunes, Julien et Laure, et à St Jean pour les autres accompagnateurs.

Jeudi 10 juillet
Rendez-vous sur la place de Givors vers 11h30 pour remonter pic niquer à St Jean. Salades, quiches et chips, indispensables, s’alignent sur les tables, à l’ombre des arbres. La représentation aura lieu à Mornant ce soir, et nous découvrons la salle du centre culturel en milieu d’après-midi. Le lieu est magnifique, tout neuf, spacieux, une salle de plus de 300 places. Après avoir mis les réglages au point et installé les décors, nous repartons goûter à Saint-Andéol, dans le parc d’un drôle de château, qui conjugue tous les styles architecturaux de l’histoire de France, curieux mélange qui inspire surprise et perplexité à celui qui le découvre. Entre pain, chocolat et fleurs de magnolia, les discussions vont bon train, certains somnolent à l’ombre de grands arbres, les jeunes s’éparpillent en petits groupes. La représentation commence à 21h, la salle compte une cinquantaine de personnes et les jeunes sont trop excités. L’orage approche, et éclate pendant la représentation. Aïssa, qui travaille à la mairie de Givors et s’occupe de l’organisation des journées passées à Givors, parviens à trouver suffisamment de voitures pour que tout le monde redescende après le spectacle, sous des trombes d’eau.

Vendredi 11 juillet
Matin : rendez-vous sur la place du marché. Les organisateurs distribuent quelques tracts pour le spectacle du soir tandis que les jeunes dévalisent les stands de vêtements à 5 euros, cadeaux à rapporter à la sœur, au frère, aux cousins, à toute la famille. Réception à la mairie de Givors, discours et buffet, et distribution de cadeaux à la troupe : un sac bandoulière aux couleurs de la ville. Déjeuner à l’école de Givors, dans la cour de récréation, l’orage approche à grandes rafales de vent qui fait voler verres et assiettes. Pour célébrer la présence de la troupe et l’anniversaire de Catherine (de Saint-Jean de Toulas), on débouche une bouteille de champagne en apéritif. Mais l’orage finit par arriver, et le reste de la journée se passe à l’intérieur de l’école, à tourner un peu en rond, d’autant plus que le régisseur du théâtre refuse de nous ouvrir les portes avant 20h. La représentation se passe très bien, les jeunes ont bien répété pendant l’après-midi, et sont beaucoup plus concentrés que la veille. La salle du théâtre de Givors est presque pleine et très réceptive, un succès !

Laure Fourest



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