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Jéricho : le Japon va financer la sauvegarde d’une immense mosaïque datant de l’époque omeyyade

Le gouvernement japonais a accepté de financer un projet qui verra une mosaïque colossale du célèbre palais d’Hisham de Jéricho complètement mise à jour et préservée, de façon à pouvoir ensuite être contemplée.

Le ministre palestinien du Tourisme et des Antiquités, Rula Maaya, a signé l’accord avec l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Elle a déclaré que la mosaïque, faites de dessins géométriques complexes, était l’une des mieux conservées dans le Moyen-Orient et, avec une surface de 825 mètres carrés, également l’une des plus grandes.

Elle a dit que la découverte de la mosaïque et que son exposition aux visiteurs augmenteraient le nombre de touristes visitant le palais d’Hisham et Jéricho dans son ensemble.

Maaya a ajouté que le ministère fournirait à l’équipe japonaise tout le soutien nécessaire pour que le projet soit exécuté avec tout le soin possible.

Située dans les anciens bains du palais d’Hisham, et aujourd’hui en plein air, une grande partie de la mosaïque est actuellement couverte par une fine couche de sable qui l’a protégée de l’érosion naturelle.

Les ruines du palais d’Hisham, construit sous l’Empire omeyyade, se tiennent sur 60 hectares (150 acres) à Khirbat al-Mafjar, à l’ouest de la vallée du Jourdain et à 260 mètres en dessous du niveau de la mer.

Le site a été découvert en 1873, mais les premières fouilles ont eu lieu dans les années 1930, lorsque l’archéologue britannique Robert W. Hamilton a commencé à travailler sur le site à l’époque du mandat britannique en Palestine.

Le palais d’hiver est représentatif de l’architecture islamique de la première époque, avec plusieurs étages d’habitation, une cour avec un portique, une mosquée, une fontaine et un hammam sur le modèle des bains romains.

On a longtemps cru que le site avait été construit sous le règne du calife omeyyade Hicham bin Abd al-Malik, entre 724 et 743 après J.C, mais les experts estiment maintenant que c’est son neveu et successeur al-Walid II qui a construit le palais.

Al-Walid II vivait dans le palais, mais celui-ci n’a jamais été achevé et un tremblement de terre en a détruit une grande partie en 749. Préserver ce qui reste, y compris ses mosaïques spectaculaires, est une question urgente aux yeux de l’UNESCO.

Louise Haxthausen, directeur du bureau de l’UNESCO à Ramallah, a déclaré à l’AFP que « le Palais d’Hisham a tout le potentiel pour devenir un site du patrimoine mondial. »

Le palais est célèbre pour ses mosaïques, y compris l’incroyable « Arbre de vie », qui représente l’arbre mythique avec deux cerfs qui broutent paisiblement sur un côté de celui-ci, tandis qu’un troisième cerf est attaqué par un lion de l’autre côté.

21 septembre 2015 - Ma’an News - Vous pouvez consulter cet article à :
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Traduction : Info-Palestine.eu



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