Les Amis d’Al-Rowwad

Bon ramadan, sans dattes israéliennes !

Comme chaque année au moment du ramadan, nous attirons l’attention sur les dattes exportées par l’occupant israélien et provenant le plus souvent de terres volées aux Palestiniens dans la vallée du Jourdain. Soyez vigilants : assurez-vous, vous aussi que des commerçants ne vous trompent pas.

Ces dattes sont du reste reconnaissables. Elles sont plus grosses et plus brillantes parce qu’elles sont un croisement entre la prune et la datte, ce qui leur donne cet aspect.

Achetez plutôt des dattes tunisiennes, vous soutiendrez ainsi l’économie “post-Ben Ali” !

La plupart des dattes exportées par Israël sont produites dans des colonies de la vallée du Jourdain, en Cisjordanie, sur les terres des Palestiniens, avec leur eau et leur sueur. Ceux qui en consomment encouragent la colonisation israélienne.

La majorité de la population palestinienne a été chassée de la région et ceux qui restent sont souvent contraints de se faire exploiter par les entreprises israéliennes, Carmel, Mehadrin, Hadiklaim qui maintiennent l’apartheid.

Ainsi, l’armée israélienne a démoli les villages de Ras al-Ahmar et Hadidiya dans la vallée du Jourdain. Elle a détruit ou confisqué les moyens d’accès à l’eau dont les villageois dépendent pour survivre en travaillant le peu de terres qui leur restent. Du coup, beaucoup sont obligés d’aller travailler et d’envoyer leurs enfants dans les colonies.

Là, ils passent plusieurs heures sur des palmiers de 10 à 12 mètres de haut sans pouvoir descendre pour aller aux toilettes. Sous le soleil ou secoués par le vent, dérangés par des insectes ou des scorpions, et parfois des serpents, ils doivent rester accrochés par un bras et travailler de l’autre sans interruption pour remplir leurs quotas. S’ils se plaignent ou ne respectent pas leurs quotas, ils perdent leur travail et les ressources de leur famille.

Depuis deux ou trois ans, nos enquêtes ont relevé que de nombreux commerçants ont renoncé à importer ces dattes, car les consommateurs musulmans sont de moins en moins dupes. C’est une bonne chose et il faut encourager et féliciter ces petits commerçants comme les supermarchés qui ne mettent plus en rayons des produits de l’occupation.



FAIRE UN DON

ACTUALITES

  • Lettre de l’AURDIP à la Ministre de la Justice concernant le projet de résolution demande aux Etats membres de l’UE d’adopter la « définition IHRA » de l’antisémitisme

    Sous la pression du lobby européen inconditionnel de l’Etat d’Israël, un projet de résolution « pour la lutte contre l’antisémitisme et la protection des communautés juives en Europe » sera soumis à la décision finale du Conseil européen « Justice et affaires intérieures » ce jeudi 6 décembre 2018. Ce projet de résolution demande aux Etats membres d’adopter la « définition IHRA » de l’antisémitisme.
    L’AURDIP a interpelé Madame Nicole Belloubet, Ministre de la Justice, qui représentera la France au Conseil qui (...)

  • Les méfaits du lobby israélien mis à nu (Vidéos)

    Grâce à la revue Orient XXI, le public francophone peut désormais visionner l’intégralité de l’enquête d’al-Jazeera sur les pratiques de corruption, d’espionnage et de désinformation du lobby israélien aux Etats-Unis. Il s’agit de 4 épisodes d’une durée de 50 minutes chacun.
    On rappelle que suite à des pressions ouvertement exercées par ce même lobby, l’émir du Qatar, propriétaire de la chaîne, avait retiré le documentaire de sa programmation. Une enquête similaire d’al-Jazeera, conduite en caméra cachée, sur (...)

  • Dominique GRANGE - Détruisons le mur ! (ترجمة إلى العربية)

    En 2010, je suis allée chanter à Ramallah, en Cisjordanie occupée. J’ai vu dans quelles conditions les Palestiniens vivent, confinés sur ce bout de terre… J’ai vu l’armée d’occupation israélienne dans les rues de Jérusalem-Est et ailleurs. J’ai vu les colonies squattant avec arrogance le sommet de collines volées aux Palestiniens. Et partout où je posais mon regard, j’ai vu le mur de l’apartheid, le mur de la honte... J’ai promis aux gens que j’ai rencontrés là-bas de témoigner de ce que j’avais vu et (...)