Les Amis d’Al-Rowwad

Une troupe de théâtre nous dévoile un problème international

Traduction rapide par les Amis d’Al-Rowwad, excusez les erreurs possibles.

Le spectacle couvre la gamme des expériences des enfants, des courses et jeux insouciants jusqu’à la fuite devant les balles dans la rue. Ils parlent de la famille jetée en prison, des checkpoints a chaque tournant et de leur "vie comme des insectes dans leur propre pays". Leurs accessoires sont des ballons de foot et des fusils d’assaut.
Ce qui ne pourrait être qu’un profond regard sur la vie d’un camp de réfugiés émeut l’auditoire aux larmes a la pensée que ces jeunes gens jouent le drame mortel et le désespoir de leurs propres vies.
"Nous sommes les enfants du camp" s’est arrêté dans sa tournée d’été aux Etats-Unis dans Falls Village avec une représentation sur la scène du collège régional de Housatonie Valley . En une heure ils ont décrit un peuple devenu étranger dans son propre pays après l’occupation israélienne de 1948.

Les 14 garçons et filles, enfants et adolescents, n’ont rien connu d’autre que le camp de réfugiés Aida a Bethléem, en Palestine. Ils sont nés la, comme leurs parents avant eux. Ils vivent sur environ 6 acres (3 hectares), entassés avec 4.500 personnes. Ils s’efforcent de vivre une vie normale et de conserver leur culture. L’éducation est privilégiée et une grande part de leur projet est de revenir chez eux et de reconstruire leurs villages.

Tout a coté du camp, les soldats israéliens surveillent les ouvriers qui construisent le "mur de séparation" de 30 pieds (neuf mètres) de haut. Presque tous le jours il y a des affrontements entre les soldats et les réfugiés, en général des jets de pierre qui finissent par des tirs dirigés contre les adultes et aussi les enfants.

Malgré leurs vies, les membres du théâtre d’enfants Al Rowwad s’estiment heureux. Ils ont eu la chance de voir autre chose que leurs rues meurtrières grâce au centre culturel pour la jeunesse créé dans le camp d’Aida en 1998 par Abed Abu Srour et un groupe d’amis.

Oui, le camp s’appelle ainsi a cause du fameux opéra, dit Abu-Srour.
"Mais ici on parle d’une autre tragédie. 531 villages ont été détruits. Cinq ou six millions de Palestiniens vivent dans des camps et les deux tiers ont moins de 18 ans."

Le groupe de théâtre est arrivé par le train de New York jeudi dernier (le 23 juin) après-midi, Ils parlent peu l’anglais et s’émerveillent de voir combien tout est vert ici.

"Vos maisons, elles sont toutes en bois ?" a demandé un jeune.
Un terrain de baseball leur a fait se demander quel sorte de jeu on pouvait y jouer alors qu’ils se dirigeaient dans une caravane de voitures vers la maison de Falls Village de Craig et Gale Toensig, ou les attendaient des chambres d’amis et des tentes dans la cour mais aussi des repas et des voitures de la communauté, avide d’entendre leurs témoignages.

C’est surtout ces derniers qui les motivent.
"Nous ne voulons pas que nos enfants ne soient qu’un chiffre de plus dans la longue liste des martyrs" dit Abu-Srour. "Ces enfants ne savent pas seulement jeter des pierres ou enflammer des pneus. Ils connaissent une belle résistance.

"La tournée a pour but de vous montrer ce que nous faisons et comment les enfants s’en sortent. La réponse est que nous sommes habitués, comme si on pouvait s’habituer a l’occupation, a l’oppression et aux checkpoints. Nous voulons que vous voyiez que nous ne vivons pas une vie normale.

"Lorsque nous avons été invités a jouer a New York, on a demandé aux enfants ce qui leur plaisait le plus dans la ville. La première réponse fut : pas de checkpoints"

Al Rowwad signifie "pionniers", et c’est ce que sont les enfants quand ils voyagent en racontant l’histoire de leurs vies dans le camp et l’histoire de celui-ci.

La tournée aidera a recueillir des fonds pour le centre qui ne dispose que de deux pieces de 16 m2 pour les divers ateliers ou les enfants apprennent a être utiles et a évacuer leurs frustrations par la création.



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