Les Amis d’Al-Rowwad

La campagne pour le boycott de l’Eurovision en Israël est lancée !

C’est un appel officiel du syndicat des journalistes palestiniens et d’un grand nombre d’associations culturelles palestiniennes aux organisateurs et participants de l’Eurovision, à boycotter l’édition 2019, annoncée comme devant se dérouler en Israël.

"Est-ce qu’on aurait imaginé organiser l’Eurovision en Afrique du Sud pendant l’Apartheid ?", demandent les signataires de cet appel.

"Le régime d’occupation militaire et de colonialisme israélien se sert de manière indécente de l’Eurovision pour détourner l’attention de ses crimes de guerre contre les Palestiniens.

On sait que depuis le 30 mars dernier, la consigne a été donnée au snipers israéliens de tirer pour tuer ou pour mutiler, et que plus de 120 Palestiniens non armés, dont 13 enfants ont trouvé la mort, tandis que plus de 13.000 Palestiniens ont été blessés, parmi lesquels un grand nombre restera handicapé à vie.

Rien que le 14 mai dernier, soit 2 jours après la victoire israélienne à l’Eurovision, son armée a massacré 62 Palestiniens, dont 6 enfants à Gaza. Et le 14 au soir, Netta Barzilai, la représentante d’Israël à l’Eurovision, faisait la fête à Tel Aviv et se réjouissait avec le maire de la ville.

Que l’Eurovision se tienne à Jérusalem, comme l’a annoncé Netanyahou, qui nargue le droit international, ou dans toute autre ville régie par l’apartheid israélien, nous devons boycotter cet événement.

En Islande, 8 % de la population a déjà signé une pétition dans ce sens.

En Irlande, le précédent vainqueur de l’Eurovision, Charlie McGettigan, le maire de Dublin, des syndicalistes et des hommes politiques, ont appelé au boycott de l’Eurovision.

Des appels similaires sont venus de Grande-Bretagne, de Suède, de Malte, d’Australie, d’Espagne.

En tant que représentants des artistes et des journalistes palestiniens, nous appelons :

Les membres de l’European Broadcasting Union et les candidats à boycotter l’Eurovision en 2019 s’il doit se dérouler en Israël.

les militants pour les droits humains et les syndicats d’artistes des pays qui participent à l’Eurovision à protester et à mener des actions de boycott.

Signataires :

Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

Palestinian Journalists´ Syndicate

Palestinian Performing Arts Network (PPAN) :

Edward Said National Conservatory of Music– Jerusalem

Al-Kamandjati Association - Ramallah

Magnificat Institute – Jerusalem

Popular Art Centre - Al Bireh

El-Funoun Palestinian Dance Troupe – Al Bireh

Wishah Troupe - Al Bireh

Freedom Theater – Jenin

Theatre Day Productions – Gaza/Jerusalem

Al Harah Theater - Beit Jala

Ashtar Theater - Ramallah

Yes Theatre – Hebron

The Popular Theatre - Ramallah

Palestinian Circus School – Birzeit

Jerusalem Arts Network “Shafaq” :

Al-Ma’mal Foundation for Contemporary Art

The Edward Said National Conservatory of Music

Palestinian Art Court-Al Hoash

Palestinian National Theatre

Yabous Cultural Centre"



FAIRE UN DON

ACTUALITES

  • On récolte ce que l’on sème fait son bilan !

    Depuis sa sortie en mai 2018, le film du réalisateur palestinien Alaa Ashkar fait le bilan suivant : 20 festivals en France et ailleurs dont un prix du meilleur film documentaire 92 projections publiques en présence du réalisateur.
    Le film vient d’être sélectionné en avant première au Festival 48mm à Tel-aviv organisé par l’association Zokhrot (Projection prévue mi décembre).
    Contactez nous pour organiser une projection publique de l’un des films du réalisateur ! Par mail : contact@freebirdfilms.com (...)

  • Cuisine, art et littérature : comment Israël vole la culture arabe

    En tant que pays colonialiste, Israël s’est activement efforcé d’effacer l’existence des peuples autochtones sur les terres qu’il occupe, de manière à mieux s’approprier ces aspects de leur culture qui le font paraître « local » plutôt qu’implanté.
    La cuisine étant historiquement une production culturelle locale, Israël ne s’enorgueillit pas de bagels, de saumon fumé ou de carpe farcie – tous d’origine européenne – mais plutôt de fallafels, de houmous, d’huile d’olive et de la salade de tomates et de (...)

  • Ségrégation géographique en Palestine : Google Maps épinglé

    Pourriez-vous imaginer que l’application Google Maps, sur votre propre smartphone, puisse vous mettre en danger ? Ou nier l’existence de votre ville, village ou même de votre pays ? Cela paraît inimaginable mais, pourtant, cela est bien réel.
    C’est ce que vient de démontrer l’ONG palestinienne 7amleh – Le centre arabe pour le développement des médias sociaux – dans son rapport publié mardi 18 septembre, intitulé « Ségrégation cartographique : Google Maps et les droits de l’homme des Palestiniens ». (...)