Les Amis d’Al-Rowwad

Semaine 4 du 12/03 au 19/03 : "Les trois Khalil"

Aujourd’hui, 20 mai 2002, mon amie Leïla et moi sommes invitées dans une maison de la vieille ville de Ramallah, pour l’anniversaire du petit Khalil, le dernier fils d’Oum Khalil(1) , qui fête ses neuf ans. À l’entrée de la minuscule maison nous accueillent une douzaine d’enfants rieurs, petites filles en robes de fête, guipure et col Claudine, garçons turbulents, yeux vifs et genoux écorchés. Dans la pièce principale, devant une table basse couverte de gâteaux et de confiseries, la famille et les amis sont réunis.

Aujourd’hui, on a la chance que le couvre-feu ait été levé, et de pouvoir tous se retrouver.
J’ai un peu honte de venir troubler ces rares moments de détente, mais Oum Khalil a insisté. Sur le mur, entre des chromos de paysages enneigés, elle m’indique un poster représentant un adolescent brun aux cheveux bouclés : Khalil, son fils aîné, tué le 10 mars 1990 (2) , à l’âge de seize ans, le frère du petit garçon dont on célèbre l’anniversaire.

- C’était un lundi, il est arrivé de l’école et m’a proposé d’aller faire les courses. C’était un garçon très serviable...

Oum Khalil doit avoir une quarantaine d’années. Vêtue d’une « abbaya » (3) sombre, les cheveux couverts d’un voile blanc, elle est petite et mince et son visage tout en fossettes est éclairé par de grands yeux noirs. Nous nous sommes assises sur l’étroite terrasse devant la maison :

- Le seul endroit calme où l’on peut profiter de la fraîcheur du soir, dit-elle. Nous n’avons que deux pièces et nous sommes neuf, les enfants étouffent... Comment puis-je les empêcher de sortir et d’aller faire des bêtises ?

« Khalil se levait tous les jours à cinq heures pour aller vendre des journaux, poursuit-elle, puis il allait à l’école et l’après-midi il repartait travailler dans un supermarché. Tout l’argent qu’il gagnait, il me le donnait car nous n’avions pas assez avec le salaire du père qui travaillait dans un restaurant près de l’aéroport de Lod. Le soir il sortait avec ses amis. Il ne m’en parlait pas, mais je sais qu’il participait à des manifestations contre l’occupation et qu’il lançait des pierres. Pendant cette première Intifada les Palestiniens n’ont pas utilisé d’armes, seulement des pierres contre les fusils, précise-t-elle.

« Mon fils a été arrêté deux fois. La première fois j’ai dû payer cinq cents shekels(4) pour le faire relâcher. La seconde fois il était monté sur un arbre pour accrocher un drapeau palestinien. Une patrouille israélienne est passée, il n’a eu que le temps de se cacher dans une poubelle, mais ils l’ont trouvé et l’ont emmené dans le camp militaire de la Mouqata’a, aujourd’hui le quartier général d’Arafat. Cette fois l’amende a été de deux mille shekels. Il m’était impossible de payer une telle somme. J’ai attendu mon fils toute la nuit derrière les fils de fer barbelés qui entouraient le camp. Les soldats l’ont relâché au petit matin, avec un genou fracturé et le visage tuméfié. Ils l’avaient attaché et frappé avec les crosses de leurs fusils, surtout sur les genoux. C’était l’ordre donné aux soldats israéliens à l’époque : ne pas tuer, mais briser les membres des lanceurs de pierres. Nous avons eu des dizaines de milliers de jeunes mutilés, dont beaucoup sont restés handicapés à vie.

« J’ai pleuré, j’ai supplié Khalil de ne pas recommencer : « la prochaine fois nous ne pourrons pas te faire sortir, nous sommes pauvres, ton père ne peut pas payer ». Il m’a promis, mais je savais que dès qu’il serait sur pied il recommencerait

- Faisait-il partie d’une organisation politique ?

- Il était dans la section étudiante du FDLP, le Front démocratique de libération de la Palestine, mais nous ne le savions pas. Ni moi ni mon mari n’avions jamais fait de politique. Nous sommes des réfugiés de 1948, d’un village proche de Jérusalem, aujourd’hui en Israël. Mon père était employé des postes, les parents de mon mari étaient des agriculteurs qui ont tout perdu. Tout petit, Khalil a vu son père blessé par une bombe israélienne. Un obus est tombé en plein centre de Ramallah, tuant deux hommes et blessant mon mari. On l’a ramené à la maison en sang.

« Vous savez, on n’a pas besoin de parler politique à nos enfants, ils voient ce qui se passe, les couvre-feux, les mauvais traitements, les humiliations et les privations de toutes sortes, ils sont révoltés. C’est avec l’âge adulte que vient la prudence, parfois la résignation qu’on appelle sagesse. Mais pour Khalil, pour les jeunes en général, ne pas se battre contre l’injustice c’est de la lâcheté.

Oum Khalil se remémore la dernière journée de son fils, elle en repasse le film, minute après minute, comme le font toutes ces mères qui ont perdu un enfant, comme si elles recherchaient le moment précis où elles auraient pu intervenir, où, peut-être, les événements auraient pu prendre un cours différent...

- Ce lundi-là j’étais grippée, il voulait m’emmener à l’hôpital, ce que j’ai refusé Je n’arrête pas de me dire que si j’avais accepté il ne serait pas allé manifester et qu’il ne serait pas mort... Puis il s’est inquiété de savoir quand son père reviendrait car lui voulait sortir. Je savais qu’il allait encore lancer des pierres. J’ai téléphoné à mon mari qui a tenté de le raisonner : « Tu es l’aîné, tu dois t’occuper de tes frères et s ?urs. » Il a répondu oui, il a pris sa douche puis, au moment de sortir, à trois heures, il m’a dit : « Au fait, maman, nous devons soixante-dix sheckels à l’épicier, il ne faudra pas oublier de payer. » Avait-il un pressentiment ? Moi, depuis deux jours, j’avais le c ?ur serré, comme l’impression que quelque chose allait se passer.

« Une demi-heure plus tard, tandis que je faisais la vaisselle, une assiette s’est cassée en deux dans mes mains. Au même instant on a sonné à la porte. C’étaient les amis de Khalil. Ils m’ont dit : « II est tombé d’un escalier, il s’est cassé la jambe, viens vite. » Ils m’ont emmenée en voiture, ils m’entouraient. Arrivée à l’hôpital, j’ai vu des membres de ma famille venir vers moi, alors j’ai compris. J’ai crié : « Khalil est mort ! » et je me suis évanouie.

« Quand je suis revenue à moi, les infirmiers ont refusé que je le vois et comme je me débattais ils m’ont fait une piqûre pour me calmer en me promettant qu’ils me l’amèneraient à la maison. Ils ne l’ont pas fait. Je n’ai revu mon fils qu’au cimetière, ou plutôt j’ai vu une forme sous un drap plein de sang.

Elle s’interrompt, se recroqueville sur elle-même, les épaules secouées de sanglots. Je m’en veux de lui faire revivre ces moments, douze ans après, surtout lorsque j’entends la suite de son récit.

- Ses amis m’ont raconté ce qui s’était passé. Après avoir jeté des pierres, il s’est mis à courir pour échapper aux soldats et a tenté de monter dans un immeuble pour se cacher. Ils lui ont tiré une balle dans la jambe. Malgré cela il est parvenu jusqu’en haut. Ils l’ont rattrapé au dernier étage. L’immeuble était en construction. Les soldats l’ont pris, l’ont jeté dans la cage d’ascenseur, et puis... ils ont jeté un bloc de ciment sur lui.

Nous restons silencieuses, pétrifiées d’horreur. Le mari d’Oum Khalil, un petit homme taciturne, nous a rejointes. L’air farouche, il fixe une image que je n’imagine que trop bien.

- S’ils l’avaient tué d’une balle, murmure-t-il, mais ça... jamais je ne leur pardonnerai.

Depuis ils se sont tous deux engagés dans le parti politique de leur fils, le FDLP, qui soutient les négociations de paix.

- Mais la situation est de pire en pire, les Israéliens ne veulent rien donner en échange de la paix, dit le père. Ils acceptent les Palestiniens tant que nous sommes une main-d’ ?uvre bon marché qui se tait, travaille et mange. Mais si nous voulons un État, il faudra payer le prix fort.

- Que pensez-vous des attentats-suicides ?

- Toute ma vie j’ai été contre la violence envers des civils, mais depuis la mort de mon fils j’ai changé d’avis. Les Israéliens viennent chez nous tuer nos femmes et nos enfants, pourquoi aurions-nous des scrupules ? En quoi la vie d’un enfant israélien est-elle plus sacrée que la vie d’un enfant palestinien ?

Bassel, le mari de sa fille Iman, s’est joint à la conversation. Lui, comme la grande majorité des Palestiniens, approuve les attentats-suicides contre les soldats et les colons : « C’est de la résistance à l’occupation », mais il s’oppose aux attentats contre des civils en Israël. À dix-huit ans, lors de la première Intifada, il a passé quatre années en prison pour avoir lancé des pierres. Son frère Issa, qui organisait des manifestations devant les barrages militaires à Ramallah, a été tué par balles.

Iman et Bassel ont eu un fils neuf jours après la naissance du petit Khalil. En souvenir du frère tant aimé, ils l’ont également appelé Khalil.

Aujourd’hui les deux garçons, l’un brun tout bouclé, l’autre blond, sont inséparables. Ils ont rejoint notre groupe, se cachent derrière leurs parents, rient, font des grimaces. Ce sont de très jeunes enfants qui parfois arrivent à déjouer la surveillance des adultes pour aller lancer des pierres. Comme beaucoup d’enfants dans le monde. Sauf qu’au bout des pierres, pour eux, il y a la mort. 5)

- Mais pourquoi ne les empêchez-vous pas d’aller jeter des pierres ? ai-je demandé un peu brusquement à Oum Khalil. Savez-vous qu’en Europe certains disent que les Palestiniens se servent de leurs enfants pour défendre leur cause ?

Oum Khalil m’a jeté un regard si douloureux que j’ai eu honte.

- Il faut ne jamais avoir été mère pour oser dire une chose aussi abominable ! Regarde ma maison, vingt-cinq mètres carrés en tout. J’ai beau punir mon fils, et même le battre, puisse le garder prisonnier ? Il faut bien qu’il aille à l’école, je ne peux pas toujours aller le chercher, et c’est en rentrant de l’école qu’ils vont aux barrages. Il n’y a pas de terrains de jeux ici, il n’y a que la rue. Alors défier les soldats, c’est comme un jeu pour eux, ils ne réalisent pas ce qu’est la mort, ils croient qu’ils courent plus vite que les balles, ils pensent qu’ils vont libérer la Palestine avec des pierres. Nous essayons de les raisonner, rien n’y fait. Si nous fermons la porte à clé, ils se sauvent par la fenêtre !
Je lui dis qu’elle a raison, que je comprends que c’est une situation impossible, et elle retrouve son beau sourire.

Je ne lui dirai pas que le fait d’avoir appelé ses deux enfants Khalil ne peut que les lier au souvenir de l’aîné, le martyr, le héros, auquel ils vont forcement s’identifier. D’ailleurs autrefois, en Europe, avant l’époque de la psychologie tous azimuts, ne donnait-on pas souvent aux enfants le nom d’un aîné trop tôt disparu ? C’était une façon de le faire revivre, de nier sa totale disparition.

Détournant la conversation, j’ai demandé aux garçons ce qu’ils voulaient faire plus tard.

Khalil, le petit brun bouclé, portrait de sa mère, et aussi de son frère disparu, veut être médecin.

- Très bien, mais pour ça, il faut étudier et non passer ton temps dans les manifs ! ai-je dit, sachant que je pourrais tout aussi bien siffler.

Il a ri et m’a expliqué, tout fier de lui, qu’il venait de fabriquer une nouvelle fronde.

L’autre Khalil, le blond aux yeux clairs, ne l’accompagne pas dans ses équipées. C’est l’intellectuel de la famille, il suit tous les débats politiques à la télévision et veut devenir journaliste.

Ce sont deux petits garçons débordant de vie et de gaieté, deux enfants qui sont aujourd’hui tout le bonheur et l’espoir d’Oum Khalil. Deux adorables gamins que je quitte, le c ?ur serré...

Tandis que nous rentrons, Leïla, qui a deviné mon malaise, essaie de m’expliquer :
- Tu sais, la glorification des victimes est inévitable. C’est la seule façon d’arriver à faire son deuil. Il faut placer cette chose inacceptable qu’est la mort violente d’un jeune fils dans le contexte de la lutte pour la patrie, afin qu’elle ne soit pas arrivée en pure perte, qu’elle ait un sens. Sinon on devient fou. Mais bien sûr cette glorification des « martyrs » a une conséquence : les jeunes n’ont pas peur de mourir. Leur mort donne un sens à leur vie, qui dans le contexte actuel n’en a aucun. Ils sont prêts à prendre tous les risques, et même à devenir kamikazes. Car pour la majorité d’entre eux l’existence n’est qu’une suite d’humiliations, de frustrations, de misère.

J’ai quitté Leïla pour revenir à Jérusalem où j’ai rendez-vous avec un objecteur de conscience, un de ces soldats israéliens qui justement refusent de participer à la répression de la population palestinienne.

Mais arrivée à Qalandiya, je vois une foule de gens qui attendent : le barrage est fermé depuis le début de l’après-midi, personne ne sait pourquoi. Avec une jeune femme, je m’approche : les soldats nous menacent de leurs mitraillettes.

La jeune femme insiste, les larmes aux yeux :

- Je suis de Jérusalem, je dois absolument rentrer, mes enfants m’attendent.

En la voyant implorer, un soldat se met à rire.La solution ? Faire un grand détour par « Al Kassarat », les carrières, pour rejoindre le barrage de Ram qui peut-être est ouvert.

À côté de moi un petit groupe discute. Finalement ils décident d’essayer d’atteindre Ram en taxi, par les chemins de campagne, et je me joins à eux. Nous avançons lentement, de temps à autre un passager sort de la première voiture, fait quelques pas pour voir si le chemin est libre. À un moment donné il nous fait signe d’arrêter, nous retenons notre souffle, puis au bout de quelques minutes il indique que nous pouvons à nouveau avancer, les soldats se sont éloignés.

Enfin les taxis nous débarquent en pleine campagne. Nous sommes une dizaine à descendre la colline en file indienne. Il n’y a pas de chemin et les pierres roulent sous nos pieds, je bénis le ciel de n’avoir pris qu’un petit sac car c’est assez acrobatique. Les hommes vont vite, sans s’attarder pour voir si nous pouvons suivre. Dans ma mentalité de bourgeoise française je les trouve assez mufles, avant de réaliser qu’ici les femmes se doivent d’être, et sont, aussi fortes que les hommes, souvent plus. Elles ne sont pas de faibles créatures, mais des mères, des s ?urs, des épouses, elles aussi des combattantes.

Nous passons à travers champs. En bas on aperçoit l’autoroute réservée aux voitures israéliennes et à celles qui ont la plaque jaune de Jérusalem. Il n’y a peut-être pas de militaires, mais si des colons nous voient de la route ne vont-ils pas nous tirer dessus ? Nous avons l’air de vrais terroristes à descendre, petit groupe d’hommes et de femmes, couverts de poussière, de la montagne vers les barbelés qui défendent la route. Je trouve que mes compagnons sont complètement fous, mais que faire ? Je les suis. Nous arrivons près d’une clôture haute de quelque trois mètres et nous la longeons, transpirant à grosses gouttes sous le soleil de midi. Soudain je vois le chef de notre petit groupe se faufiler à travers les barbelés : ils ont été cisaillés. Nous nous y glissons. L’une de mes compagnes m’explique que les Palestiniens cisaillent régulièrement la clôture et que régulièrement l’armée la change jusqu’à ce qu’elle soit cisaillée à nouveau.
Sur la route nous attendons tandis que les véhicules israéliens nous dépassent. C’est surréaliste, ils voient bien qui nous sommes et que nous n’avons pas le droit d’être là.

Heureusement tous les Israéliens n’ont pas forcément envie de faire respecter la loi...

Nous n’attendrons pas longtemps, une camionnette à plaque jaune s’arrête : « C’est un Palestinien de Jérusalem », me dit l’une de mes compagnes de route, une jeune fille souriante qui a appris le français par correspondance. Nous nous entassons à l’arrière. Notre conducteur ne pose pas de questions et ne demandera pas un shekel. Il sait qu’il nous a tirés d’une situation dangereuse, qu’il a pris un risque car il peut être arrêté ou dénoncé par un automobiliste israélien, mais pour lui comme pour tous les Palestiniens le devoir d’entraide est évident.

Juste derrière nous roule une jeep militaire israélienne, personne ne bronche, le sang-froid de tous ces gens est incroyable. La jeep nous dépasse, un soldat se penche par la fenêtre et nous dévisage, mes compagnons continuent à regarder droit devant eux. Les Palestiniens ne regardent jamais les soldats ou les colons israéliens, leur regard pourrait dire trop de choses, ce serait dangereux, ils préfèrent ne pas les voir.

Nous dépassons Atarot, un petit aéroport israélien, et nous rapprochons du barrage de Ram. Juste avant d’y arriver notre conducteur s’arrête et, toujours silencieux, ouvre sa porte. Nous parcourons à pied les quelques centaines de mètres qui nous séparent du barrage.
Là, à ma grande surprise, au lieu de faire la queue devant la guérite de contrôle, ma compagne me fait un signe et nous franchissons tranquillement la rue sans que personne nous demande rien !

Dans ce pays en guerre, bouclé de toutes parts, il y a ainsi de ces folles incongruités, parfois un ordre martial, parfois le bordel oriental ! C’est cela aussi ce conflit, d’un côté des civils tués sans raison, de l’autre d’énormes trous dans le système de sécurité israélien, dont les Palestiniens se servent pour vivre, aller travailler, visiter des parents à Jérusalem... Il n’y a pas vraiment de règles. Ou bien on reste à la maison, ce qui n’est pas un gage de sécurité, ou bien on tente sa chance, au risque d’y laisser la vie.

Et on a souvent l’impression que les Palestiniens sont prêts à assumer ce risque pour satisfaire des besoins vitaux mais aussi parfois futiles, parce qu’ils n’en peuvent plus de toutes ces restrictions, qu’ils ont besoin de sortir, de respirer !

1)Dans les pays arabes, pour désigner les parents, on leur adjoint le nom de leur fils aîné. Oum Khalil : la mère de Khalil. Abou Khalil : le père de Khalil.

2)Pendant la première Intifada, appelée « Intifada des pierres », de décembre 1987 à septembre 1993.

3)Longue cape noire dans laquelle s’enveloppent les femmes des milieux traditionnels.

4)Un sheckel = 0,24 euros

5)Des soldats israéliens, interrogés, ont dit avoir reçu l’ordre de ne pas tirer sur des enfants âgés de moins de douze ans... On peut se demander comment, à distance, un soldat arrive à déterminer l’âge de la cible. En fait, parmi les morts et les blessés, il y a beaucoup de très jeunes enfants.

In section "Exactions armees et objecteurs de conscience", Le parfum de notre terre de Kenize Mourad, Ed Robert Laffont, 2003

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