Aujourd’hui, Maha a dix-huit ans... Ses amis ne viendront pas.
Ce matin la radio a annoncé que l’armée israélienne rétablissait le couvre-feu pour toute la semaine. Pourquoi ?
Le parfum de notre terre est un recueil de témoignages poignants recueillis par Kenizé Mourad, reporter spécialiste du Moyen-Orient et romancière, auprès de Palestiniens et d’Israéliens.
Les Amis d’Al-Rowwad vous invitent à lire chaque semaine une nouvelle de ce livre poignant et beau.
Itai sert comme officier dans l’armée israélienne depuis 12ans. Après un long cheminement personnel, il a décidé, il y a deux ans, de refuser de continuer à servir dans les territoires occupés. Il rejoint ainsi le petit de groupe « d’objecteurs de conscience », plus de 400 soldats qui tentent de faire entendre leur voix en Israël contre le « colonialisme » de leur Etat.
"Maintenant ce ne sont plus seulement des jeunes gens qui parlent d’employer des moyens violents, mais des enfants. Et plus seulement parmi les pauvres et les désespérés mais de plus en plus les enfants des classes moyennes qui sont révoltés par ce qu’ils voient."
Aujourd’hui, pas de couvre-feu, on fête les 9 ans de Khalil. Son frère aîné s’appelait Khalil aussi, il a été tué à l’âge de 16 ans, lors de la première Intifada. Son frère et son cousin, nés après sa mort, portent son nom en son honneur. Honneur au martyr, honneur au mort,... honneur à la mort : pour beaucoup il n’y a plus qu’elle qui donne sens à la vie.
Kenize Mourad se rend à Jénine, symbole de la résistance à l’occupation israélienne lors de l’invasion de 2002. Elle y rencontre étudiants et personnel de l’hôpital.
Accompagnée par une jeune étudiante, la narratrice visite le camp de Jénine, puis retrouve le médecin-chef de l’hôpital, le Docteur Abu Khalil.
Comment la vie se joue aux check points israéliens : Mohammed a perdu ses jambes pour avoir dû attendre 4 jours avant d’être autorisé à entrer en Israél pour consulter un spécialiste.