Les Amis d’Al-Rowwad

Samedi 11 novembre

Nous repartons en fin de matinée pour Naplouse. Une mauvaise piste nous permet d’éviter un check point, mais notre super taxi ne peut éviter celui de l’entrée de Naplouse. Nous le passons à pied, nous frayant un passage dans la foule s’écoulant lentement dans les deux sens entre les soldats pour le contrôle des papiers. Ici aussi, un soldat tient en joue les passants alors qu’un deuxième contrôle les papiers.

Un nouveau taxi nous mène au siège de DARNA. Nous retrouvons les 4 jeunes musiciens de cet été. Walid, le 5ème de la troupe, est mort il y a une semaine d’un problème cardiaque.

Nous passons la soirée en leur compagnie, invité par l’oncle d’un des garçons. Grande villa, narguilé sur la terrasse et même piano dans le salon... Comme la vie pourrait être douce ici.

Les soirées sont d’autant plus longues qu’à Naplouse aussi ne s’écoule pas une semaine sans 3 ou 4 descentes nocturne des jeeps israéliennes, entraînant à chaque fois morts et blessés. La ville sombre doucement dans le chaos. Quasiment plus de feux de signalisation en état de marche, et aucun n’est respecté, plus de police (l’armée israélienne a imposé des règles encadrant leur activité, les privant en pratique de toute efficacité), un éclairage public plus que défaillant, des hommes armés sans uniforme ni signe distinctif...
Beaucoup de voitures n’ont pas de plaque d’immatriculation : elles ont été volées en Israël, ou bien vendues pour une arnaque à l’assurance. Le fait d’en voir autant ici pose quelques questions sur l’efficacité du mur, des check points, etc... ou bien sur le niveau de corruption des gardes frontières.

Que ce soit à Jénine ou à Naplouse, visitées régulièrement par l’armée israélienne la nuit,on est bien loin de l’esprit d’Oslo, qui classe pourtant ces villes en zone A, c’est à dire sous autorité totale palestinienne.



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ACTUALITES

  • La mention « colonie israélienne » obligatoire pour les aliments, selon l’avocat de la CJUE

    Selon l’avocat général de la Cour de Justice de l’Union européenne, dont l’avis est le plus souvent suivi en dernière instance par les juges, le consommateur doit être informé lorsqu’un produit alimentaire provient des colonies israéliennes.
    L’affaire remonte à 2016, quand le gouvernement français a publié un avis aux opérateurs économiques indiquant que les denrées alimentaires en provenance des territoires occupés par Israël devaient porter la mention « colonie israélienne » ou des termes équivalents. (...)

  • Appel à action : Non à une résolution par l’assemblée nationale condamnant la critique de l’état d’Israël !

    LE SAVIEZ VOUS ?
    Le député Sylvain Maillard, président du groupe d’études sur l’antisémitisme, a proposé à d’autres députés de voter une résolution visant à assimiler la critique légitime du régime israélien à de l’antisémitisme.
    Contactez vos députés pour leur demander de s’opposer à cet amalgame honteux !
    ECRIVEZ A VOS DEPUTES dont l’adresse est ici :
    http://www2.assemblee-nationale.fr/qui
    Le texte de cette résolution est consultable ici : Proposition de résolution définition IHRA (mai 2019).
    Il est (...)

  • "RSF, sans foi ni loi", par Jacques-Marie Bourget

    Le 21 octobre 2000, à Ramallah, tandis qu’une balle de M16 israélien volait avec ardeur vers mon poumon gauche, j’ai eu le temps de me dire : « Bon, je vais au tapis mais, merci le diable et Robert Ménard, Reporters Sans Frontières sera là pour me relever ». En cas de malheur, quand vous êtes journaliste, « correspondant de guerre » comme ils disent, vous êtes imprégné, instruit du total support que vous pouvez attendre de l’ONG sans frontières. Très mal en point mais même pas mort, j’ai pu constater (...)