Les Amis d’Al-Rowwad

Palest’In & Out Festival à Casablanca du 29/09 au 01/10

Palest’In & Out, festival d’art contemporain de la scène émergente palestinienne se déplace à Casablanca, accueilli par l’Uzine !

Organisé par l’Institut Culturel Franco-Palestinien, ce festival multidisciplinaire ouvre une fenêtre inédite et inspirante sur la nouvelle génération des créateurs palestiniens. Sélectionnés par des artistes de renommée internationale (comme Ernest Pignon-Ernest, Didier Deschamps, Hany Abu Asaad, Antoine d’Agata, Hiam Abbass, Kamilya Jubran, Brahim El Mazned, Samir Joubran...), ces jeunes talents bouleversent les idées reçues sur l’art et la Palestine.

Révéler la création palestinienne dans ce qu’elle a de plus contemporain, dans ses formes d’expressions, dans les sujets qu’elle aborde, c’est refléter les récits culturels actuels dans ce qu’il a de plus créatif, de plus sincère, de plus émouvant. C’est aussi contribuer à se réapproprier son image, réaffirmer son identité multiple trop souvent niée. Mais également se libérer des frontières imposées, et sortir de son exil intérieur.

Eclectique, détonnant et innovant, Palest’In & Out permet de révéler une autre image de la Palestine : laissez-vous porter au gré des découvertes, par ces artistes qui vous ouvriront les portes d’un autre monde !

VENDREDI 29 SEPTEMBRE 2017‬‬‬‬‬

18h - Vernissage de l’exposition "Rebuild the bond", des lauréats et mentions spéciales en Arts Visuels (photographie et vidéo-art) des Festivals Palest’In & Out #1 (2015) et #2 (2016) :

Mahmoud Al-Kurd (lauréat photographie 2015) : Nous respirons la liberté, 2015
Safaa Khatib (lauréate photographie 2016) : Studio Bagdad, 2016
Asma Ghanem (photographie) : Corps et notes, 2015
Alaa Ghosheh (photographie) : Relations à distance, 2016
Randa Maddah (vidéo-art) : Horizon lumière, 2015
Ismail Al-Rozzi (installation) : Gaz Gift/Snow Glob, 2014
Mohamed Khalil (vidéo-art) : En ton absence, 2015
Qais Assali (lauréat arts plastiques 2016 - installation vidéo) : 1948, 2015

Artiste invité : Simo Fettaka

L’exposition ’Rebuild the bond’ rassemble les travaux de 8 artistes finalistes des éditions 2015 et 2016 du Prix Palest’In & Out qui célèbre la jeune création contemporaine, le courage intellectuel et la liberté artistique.

Par la photographie, l’art vidéo ou les arts plastiques, ces créateurs reflètent la diversité et la créativité des artistes de Palestine. Cette exposition permet la rencontre d’artistes qui peuvent rarement se retrouver du fait de la fragmentation imposée par l’occupation israélienne. Elle met également l’accent sur le dynamisme, la pluralité et la polarisation de l’art contemporain palestinien : pluralité esthétique, dynamisme créatif, polarisation géographique et sociale. Ces jeunes artistes viennent de tous horizons : Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem, Palestine de 1948 et de la diaspora, des camps de réfugiés comme de la classe supérieure. Qu’ils travaillent en ou sur la Palestine, ils ont tous leur propre expérience de celle-ci, par-delà ses frontières. Par l’art, ils créent leurs propres réalités utopiques ou critiques, et bâtissent ensemble un pont symbolique vers leur patrie.

L’exposition révèle la manière dont les artistes abordent la "question de la Palestine" différemment et la (re)pensent, la (re)construisent et la (re)constituent. Par ces créations contemporaines et expérimentales, une étonnante approche du conflit est présentée au public. Loin des images sanglantes de guerre, cette exposition bouleverse les clichés sur la Palestine. Grâce à des récits innovants, les artistes s’efforcent de changer le regard porté sur les images de la Palestine et de surmonter les stéréotypes qui affectent encore leur pays. Par l’art, ils créent un dialogue entre les pratiques et les récits artistiques, et donnent de nouveaux sens aux notions de limites et de frontières qui parsèment la création palestinienne.

19h - Table ronde sur "Art et graphisme au féminin" avec Zineb Benjelloun et Randa Maddah.

VENDREDI 29 SEPTEMBRE 2017‬‬‬‬‬

20h30 - Concert Ya 3eini 3aleko ("Ô mes yeux sur vous") de Saied Silbak au piano et Akram Haddad au oud (Lauréats musique, Palest’In & Out 2016), accompagnés du percussionniste Mehdi El-Kindi.

Une performance compilant des compositions d’Akram Haddad et de Saied Silbak à travers lesquelles le duo explore la société palestinienne.

Saied Silbak est un compositeur et joueur de oud palestinien. Il a composé des morceaux pour des solos de oud aussi bien que pour des ensembles de musiques traditionnelles arabes ou des ensembles contemporains. Il a joué sur des scènes internationales : en Palestine, à Londres, en Belgique, en France, en Ecosse et en Argentine. Il étudie actuellement à Londres pour s’ouvrir à différentes formes de performances, diverses musiques où plusieurs arts se croisent.

Akram Haddad est un compositeur et pianiste palestinien. Il compose pour et dirige des orchestres, des ensembles de musique de chambre, des fixations électroniques et psycho acoustiques, des chœurs, du oud et du piano, des pièces de théâtre et des courts-métrages. Il a accompagné en tant que pianiste, différents chanteurs et chœurs. En tant que compositeur, il recherche sans cesse de nouvelles variations sonores. Il mélange et adapte différents styles culturels avec une harmonie tonale et atonale.

SAMEDI 30 SEPTEMBRE 2017‬‬‬‬‬

17h - "Rencontre sur la scène palestinienne underground et la culture alternative" par Ayed Fadel

Ayed, 30 ans, est une des figures de proue de la scène underground palestinienne. Activiste culturel, musicien et cinéaste, il a toujours jonglé entre les ONG, les platines et les plateaux de tournage. Après une année d’échange à New York University où il étudie le cinéma, Ayed revient à Haïfa et fonde le collectif Jazar Crew, regroupant des jeunes activistes culturels dédiés à promouvoir la musique et la culture en palestine. Ayed a depuis contribué à plusieurs projets culturels dans la région. Il est la voix (et un membre fondateur) du groupe Fawda, et le co-fondateur de Kabareet, la première salle de concert indépendante palestinienne à Haïfa. En 2016, il joue dans le film Junction 48, de Udi Aloni, qui traite de la situation des palestiniens en Israël pour lesquels la musique devient une arme de résistance.

SAMEDI 30 SEPTEMBRE 2017‬‬‬‬‬

19h - Masterclass de Kamilya Jubran "Son parcours en musique", modérée par Ayed Fadel

Née à Acre en 1963 de parents palestiniens, Kamilya Jubran est compositrice et interprète. C’est aux côtés de son père, le luthier et professeur de musique Elias Jubran, que Kamilya dès l’âge de quatre ans, apprend le répertoire arabe classique égyptien. En 1982, elle décide de se consacrer entièrement à la musique et rejoint le groupe palestinien Sabreen, à Jérusalem. Pendant vingt ans, Kamilya sera la chanteuse leader de ce groupe, joueuse de qanûn, et de oud, et s’associera à la production de quatre de leurs albums. Sous son impulsion, Sabreen tournera dans de nombreuses villes palestiniennes et à l’étranger pendant vingt ans. Kamilya considère cette période comme une dynamique, une source d’évolution vers la chanson arabe contemporaine.

En 2002, elle obtient une bourse en Suisse et s’oriente résolument vers un registre musical différent. Aujourd’hui, Kamilya Jubran continue d’explorer de nouveaux horizons avec ses propres projets musicaux, ainsi que d’autres projets artistiques en tant que compositrice, chanteuse et musicienne. Elle vit et travaille à Paris depuis 2003. Elle collabore notamment avec Werner Hasler, un trompettiste et musicien électronique de Bern et Sarah Murcia, contrebassiste de Paris. Kamilya a plusieurs productions à son actif, dont "Mahattaat" (2002), "Wameedd" (2004), "Makan" (2009), "Wanabni" (2011), "Nhaoul’" (2013) qui lui ont permis de faire des concerts dans les plus grandes villes arabes et européennes.

SAMEDI 30 SEPTEMBRE 2017‬‬‬‬‬

21h - DJ set de SAMA’

Avec la participation de Younes Baami

Artiste emblématique de la communauté underground palestinienne, SAMA’ est la première femme à avoir importé le mouvement techno à Ramallah. Indépendante et déterminée, cette jeune DJ témoigne par son électro pétrie de deep house, de techno, de dubstep et d’expérimental, de l’irrépressible désir de liberté de la jeunesse de Palestine, mais aussi de l’émancipation des femmes dans la région. Mais, loin des revendications, c’est derrière les platines et sur les dance-floors que SAMA’ fait sa révolution, remportant tous les suffrages des clubbers avec sa transe contagieuse et internationale. Une fièvre électro sans frontière...

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DIMANCHE 1er OCTOBRE 2017‬‬‬‬‬

15h - Projection des courts-métrages des finalistes de Palest’In&Out 2015 et 2016

"Paper Boat" de Mahmoud Abu Ghalwa et Amer Nasser (15’)

"Past tense continuous" de Dima Hourani (3’)

"The Pessoptimist" de Mirna Bamieh (14’)

"Observational Desire on Memory that Remains" de Noor Abu Arafeh (13’)

"Interference" de Ameen Nayfeh (12’)

DIMANCHE 1er OCTOBRE 2017

16h30 - Récital de poésie contemporaine palestinienne avec Anas Alaili et Hosni Almoukhlis

Anas Alaili est né à Qalqilia en Palestine et vit actuellement à Paris. Il a commencé sa carrière comme éditeur en chef dans la revue littéraire Al-shu’ara’ (الشعراء) « Les poètes » publiée à Ramallah en 1998. Son premier recueil en arabe Ma̕ Fariq basīṭ (مع فارق بسيط) a été publié par la maison d’édition Dar Fada’t à Amman en 2006. Son deuxième recueil, préfacé par le poète Bernard Noël, a été traduit en français et publié sous le titre Avec une petite différence en 2009. Bernard Noël décrit ainsi l’écriture d’Anas Alaili dans la préface : "A force de naturel et de simplicité, la réalité - toujours là comme base de la situation - se transforme en un clin d’œil fabuleux empreint de tendresse et d’humour". Ce recueil qui en est à sa troisième édition, a obtenu en 2012 le prix des « journées Brautigan ». Son nouveau recueil bilingue arabe-français vient de paraître aux éditions l’Harmattan sous le titre Étreintes tardives (عناقات متأخرة).

DIMANCHE 1er OCTOBRE 2017‬‬‬‬‬

18h - Masterclass cinéma "Images en résistance" avec Arab et Tarzan Nasser et Amine Ait Hammou

Précédée de projection des films "Condom Lead", "With premeditation" et extraits de "Dégradé".

Les frères jumeaux Arab et Tarzan Nasser sont des réalisateurs de films, originaires de Gaza. Ils sont nés en 1988, un an après la fermeture des dernières salles de cinéma dans la bande de Gaza. Tarzan et Arab étudient les Beaux-Arts à l’université Al-Aqsa (Gaza) et se passionnent pour le cinéma. En 2010, ils reçoivent le prix des meilleurs artistes de l’année décerné par la Fondation A.M. Qattan pour leur travail d’art conceptuel « Gazawood », une réalisation d’affiches cinématographiques pseudo-hollywoodiennes, s’inspirant des noms des véritables offensives militaires israéliennes contre Gaza. En 2013, ils réalisent le court-métrage « Condom Lead », qui raconte l’intimité perturbée d’un couple pendant la guerre. Le film est sélectionné en Compétition Officielle au Festival de Cannes. Forts de ce succès, ils écrivent « Dégradé », huis-clos dans un salon de coiffure pour dames à Gaza. Le film est la première coproduction officielle entre la France et la Palestine et est sélectionné à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes en 2015.



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