Les Amis d’Al-Rowwad

"Nous sommes les photographes, nous sommes palestiniens et nous sommes le futur"

Cette exposition photo a été réalisée par des jeunes palestiniens du camp de réfugiés de Aida, situé à Bethlehem, à la suite d’un atelier photo tenu par Anne Pasquier (France) et Marie-Eve (Quebec) aux mois de Mai et Juin 2006, au Centre culturel Al-Rowwad.

Neuf jeunes de 12 à 17 ans y ont participé : Hussam, Raneen, Jihad, Mahmoud, Issa Nour, Ahmed, Issa Ismael, Saja et Mohanad.

A l’aide de seulement deux appareils photo numériques, les jeunes photographes ont contemplé leur propre environnement avec des yeux neufs et de nouvelles aptitudes en se concentrant sur la difficulté de trouver le bon angle ou le meilleur cadrage, la lumière ou la perspective idéale ou d’autres techniques photographiques. Certains thèmes tels que « les jeux et les activités des enfants au camp », « les activités que je fais avec mes amis », « mon école », « ma maison » et « les personnes que j’aime » leur furent proposés. D’autres photos furent aussi prises librement. Le groupe a sélectionné une cinquantaine de photos parmi les centaines qu’ont prises les jeunes. Les légendes, qu’ils ont écrites eux-mêmes, rendent les images encore plus parlantes.

L’exposition donne un aperçu unique de leur communauté, de la vie dans le camp et de leur vision face à la situation en Palestine. Avec plus de 4,000 habitants, le camp est surpeuplé et les jeunes n’ont aucune aire de jeu à part les rues très étroites et les toits des maisons. La construction récente du Mur tout près des maisons et des écoles du camp a considérablement affecté la population qui subit continuellement des incursions militaires israéliennes. Le Mur est ici situé loin de la ligne verte et, avec sa construction, les jeunes ont perdu l’accès aux champs d’oliviers dans lesquels ils avaient l’habitude de jouer. Depuis le début de la deuxième Intifada, des centaines de personnes ont été blessées dont de nombreux enfants. Une majorité de la population est au chômage. Le plan de construction d’une synagogue, à quelques mètres seulement de camp, laisse à présager une dégradation de la situation.

Un jeune de notre groupe a photographié un cerf-volant et nous a expliqué qu’ici, au camp, le ciel est son seul terrain de jeux. Un autre a choisi de photographier deux oiseaux sur le mur. Il voulait dire à quel point il aimerait que tous les Palestiniens soient libres comme eux.

Bonne visite !



FAIRE UN DON

ACTUALITES

  • Wardi : 70 ans après la Nakba, l’espoir est toujours vivant

    Les trop rares films palestiniens, ou faisant entendre des voix palestiniennes, sont souvent de beaux films ; malgré leurs mauvaises dispositions, les critiques, lorsqu’ils en parlent, au lieu de le nier, mettent plutôt en œuvre divers procédés pour les affaiblir et les neutraliser. Il est donc intéressant de jeter un coup d’œil sur quelques sites de cinéma avant de parler du film lui-même.
    aVoir-aLire introduit ainsi le film : « Sidi a été chassé de son village en 1948. » Par qui ? Pourquoi ? Ces (...)

  • Et la terre, comme la langue (DOCUMENTAIRE, 1997)

    Voici la publication du vendredi, jour dédié aux inspirations de la Poésie française : Un documentaire d’Élias Sanbar et Simone Bitton réalisé en 1997. Mise en ligne par Arthur Yasmine, poète vivant, dans l’unique objet de perpétuer la Poésie sur tous les fronts.
    Notice : On a du mal à se représenter, en Occident, l’immense popularité dont jouissent les poètes en Orient. Du Moyen-Orient à l’Afrique du Nord, non seulement on lit plus de poèmes que de romans, mais aussi on considère la poésie comme un art (...)

  • "L’antisionisme est une opinion et l’antisémitisme un délit"

    Avec la proposition de certains députés pour pénaliser l’antisionisme au même titre que l’antisémitisme, après les injures antisémites adressées à Alain Finkielkraut, "on met le doigt dans un processus totalitaire" avec un retour du délit d’opinion, analyse lundi 18 février sur franceinfo le journaliste et historien Dominique Vidal, auteur de Antisionisme = antisémitisme ? plus loin, Dominique Vidal continue : "Nous avons des lois antiracistes, la loi de 1881, la loi de 1972, nous avons aussi un Code (...)