Les Amis d’Al-Rowwad

La belle résistance d’Alrowwad

« Tout ce qui travaille au développement de la culture travaille contre la guerre ». Cette phrase, Albert Einstein l’a écrite à Sigmund Freud. Elle pourrait être le leitmotiv du Centre Al Rowwad ( les pionniers ) créé par Abdelfattah Abusrur.
Docteur en génie biologique et médical, passionné de théâtre, il a lancé ce projet en 1998, au camp de réfugiés d’Aida à Bethléem, où il est né en 1963. Le titre du projet ? « Belle résistance », « Beautiful non-violent résistance » en anglais.
« Chacun est un acteur de changement. Personne n’a le droit de dire : "Je ne peux rien faire", sinon chaque jour qui vient sera pire que celui qui s’en va. Ce n’est pas un héritage que quinconce peut s’enorgueillir de laisser à nos enfants et à toutes les générations à venir. » écrit Abdelfattah Abusrur sur la plaquette qui présente le centre, animé par une équipe de bénévoles soutenue par quelques salariés, à proximité du mur de séparation construit par Israël.

La culture comme forme de résistance

Al Rowwad est une structure d’éducation populaire. Le centre propose des activités à partir de l’âge de 6 ans, met l’accent sur l’éducation périscolaire, la création artistique, la formation aux médias (photo, vidéo) et propose des programmes spécifiquement destinés aux femmes, car « la femme est créatrice de changement dans la société ».

Pas d’approche humanitaire ici mais une approche par l’éducation et l’acquisition d’outils qui permettent de produire son propre récit de vie et qui brisent les stéréotypes. Al Rowwad propose donc des actes de « belle résistance » pour faire ce qu’il faut faire. Y compris de se déplacer avec la troupe de théâtre non seulement à l’étranger mais aussi sur le territoire palestinien, même si l’occupant met des barrages.

Entre 6000 et 8000 jeunes passent par le centre chaque année et en 2012, Al Rowwad a mené 430 activités dans plus de 138 lieux en Cisjordanie servant plus de 45000 personnes.



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