Les Amis d’Al-Rowwad

Evolution du Play bus ou Bus de Jeux

Compte tenu du succès du « Play- bus », ou Bus de jeux, qui arpente avec plus ou moins de facilité les routes de Cisjordanie pour offrir aux enfants des villages les plus isolés l’accès à des jeux proposés par les animateurs, l’idée de construire et de vendre ces jeux a pris naissance.

Les déplacements en Cisjordanie sont difficiles et le terme est faible.
Si le bus de jeux, à la fois ludothèque itinérante et occasion d’animation ludique et socialisante, parvient à toucher chaque année 40 000 enfants, le développement des jouets, leur vente ou mise à disposition permettrait d’étendre et de pérenniser ce programme pédagogique.
Les jeux en vente en Palestine proviennent à 70% des colonies israéliennes et à 30% de Chine, ce qui n’est évidemment pas satisfaisant.
« La journée de l’enfant palestinien » insiste sur l’importance du jeu dans la structuration identitaire de l’enfant.

C’est ainsi qu’Al Rowwad a décidé de faire évoluer le programme initial du bus de Jeux en développant une unité de fabrication de jouets de qualité, en bois, d’extérieurs, éducatifs et mettant en valeur la culture palestinienne.

Un catalogue et des prototypes sont en préparation et 200 écoles sont concernées. Des centres culturels et d’animation locaux et des écoles ont déjà fait savoir leur intérêt pour investir dans ces jeux, 2 écoles en ont déjà acquis une petite vingtaine.
La fabrication de jeux d’inspiration palestinienne intéresse le Ministère de l’Education et de la Culture palestinien qui propose un programme aux enseignants pour l’intégration de ces jeux dans l’éducation des enfants. Le projet bénéficie du soutien du consulat de France à Jérusalem. Un concours va être lancé pour la création de jeux éducatifs intégrant un élément de la culture palestinienne.
En France, les coopérations s’annoncent financières (fondation Anbeer, Amis d’Al Rowwad, certains groupes AFPS,…) ou techniques : le groupe Al Rowwad Dijon propose ainsi d’accueillir des acteurs du Bus de Jeux pour leur formation et perfectionnement aux techniques de fabrication, d’animation spécialisée en jeux, etc...

Ce projet ambitieux et généreux nécessite néanmoins davantage de soutien.
En effet, pour permettre son développement, il faut construire des espaces pour permettre le développement de la fabrication de ces jeux, leur entretien, leur stockage, leur exposition, etc…et acquérir un complément d’outils et les matériaux.

Les objectifs de cette fabrication sont multiples : économique (acquérir une indépendance financière grâce aux produits des ventes), sociaux (créer des emplois et former des professionnels), pédagogique et ludique (permettre un plus large accès des enfants à des jeux de qualité, développer leurs aptitudes telles que adresse, stratégie, attention, sens du collectif, etc.)



FAIRE UN DON

ACTUALITES

  • On récolte ce que l’on sème fait son bilan !

    Depuis sa sortie en mai 2018, le film du réalisateur palestinien Alaa Ashkar fait le bilan suivant : 20 festivals en France et ailleurs dont un prix du meilleur film documentaire 92 projections publiques en présence du réalisateur.
    Le film vient d’être sélectionné en avant première au Festival 48mm à Tel-aviv organisé par l’association Zokhrot (Projection prévue mi décembre).
    Contactez nous pour organiser une projection publique de l’un des films du réalisateur ! Par mail : contact@freebirdfilms.com (...)

  • Cuisine, art et littérature : comment Israël vole la culture arabe

    En tant que pays colonialiste, Israël s’est activement efforcé d’effacer l’existence des peuples autochtones sur les terres qu’il occupe, de manière à mieux s’approprier ces aspects de leur culture qui le font paraître « local » plutôt qu’implanté.
    La cuisine étant historiquement une production culturelle locale, Israël ne s’enorgueillit pas de bagels, de saumon fumé ou de carpe farcie – tous d’origine européenne – mais plutôt de fallafels, de houmous, d’huile d’olive et de la salade de tomates et de (...)

  • Ségrégation géographique en Palestine : Google Maps épinglé

    Pourriez-vous imaginer que l’application Google Maps, sur votre propre smartphone, puisse vous mettre en danger ? Ou nier l’existence de votre ville, village ou même de votre pays ? Cela paraît inimaginable mais, pourtant, cela est bien réel.
    C’est ce que vient de démontrer l’ONG palestinienne 7amleh – Le centre arabe pour le développement des médias sociaux – dans son rapport publié mardi 18 septembre, intitulé « Ségrégation cartographique : Google Maps et les droits de l’homme des Palestiniens ». (...)